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Pourquoi Charles Jobin est-il venu en Amérique ?
Charles Jobin 1620-1670 L'Ancêtre des Jobin, Charles, fils de Jacques Jobin et de Marguerite Roy, est né en juin 1620 à Amfreville-sous-les-Monts, Normandie, département de l'Eure, France. Marié à Marie-Madeleine Girard en la paroisse Saint-Germain de l'Auxerrois de Paris en janvier 1657, là même où il exerçait son métier de maître tailleur d'habits pourpointier depuis une vingtaine d'années, avec son oncle Jean Jobin. Parti de Paris, l'ancêtre Charles s'en vint en 1667 Dans tous les écrits et dans toutes les recherches faites au sujet de notre ancêtre Charles, rien n'indique avec certitude pourquoi il quitta son pays où il exerçait son métier de maître-tailleur d'habits pourpointier depuis une vingtaine d'années. Certains prétendent qu'il serait venu suite aux recommandations et aux bonnes nouvelles qu'il recevait de son oncle Jean, son tuteur, établi en Nouvelle-France depuis 1651, lui aussi maître-tailleur d'habits. Une chose semble quasi certaine: exerçant son métier à Paris depuis au moins deux décennies, ce n'est pas parce qu'il était sans le sous qu'il vint dans ce nouveau monde. Peut-être avait-il le goût de l'aventure. Peut-être fut-il choisi parce qu'il y avait pénurie de tailleurs au nouveau pays? Malheureusement les archives ne nous dévoilent pas précisément les raisons de sa venue. Quoiqu'il en soit, Charles aura, par sa nombreuse progéniture, contribué grandement au développement de la nouvelle colonie.
Alors que tout semblait bien se dérouler depuis son mariage avec Marie-Madeleine Girard et qu'aucun signe de problème financier n'apparut au foyer Jobin, Charles décida d'entreprendre, avec sa Marie et leurs quatre enfants, la cadette âgée d'à peine un an, ce long périple sur l'océan pour découvrir, développer et peupler ce nouveau pays. Il fallait avoir une bonne dose de courage et de détermination pour s'aventurer de façon aussi hasardeuse. C'est ainsi que le Père Gérard Lebel, C.Ss.R, auteur de plusieurs ouvrages intitulés "Nos ancêtres" définit ces immigrants: tous nos ancêtres fondateurs avaient de l'eau de mer dans les veines, un peu de sel de l'Atlantique dans le toupet". Arrivée à Québec, la famille s'installe chez l'oncle Jean Jobin qui habitait à la Côte Sainte-Geneviève, ce qui est aujourd'hui coin rue Saint-Anne et rue du Trésor, en face du Château Frontenac. Dès son arrivée, Charles se devait de se mettre à l'ouvrage pour assurer la survie de sa famille. Sa modeste fortune lui permit de se louer une maison appartenant à Jean Peuplat. Charles ne mit pas trop de temps à manifester son sens des affaires et à démontrer qu'il n'était pas du genre à toujours regarder le bout de ses sabots. Dès 1668 il vendit une première concession que lui avait octroyée les Religieuse Hospitalières. En 1669, il acheta de la veuve du Sieur D'Ailleboust, Barbe de Boulogne, un emplacement de 30 pieds de front à la Haute-Ville de Québec. Cette habitation était située derrière la maison de son oncle Jean, ce qui est de nos jours l'angle des rues Buade et du Trésor, là où Charles aurait affiché son enseigne d'atelier.Charles étant arrivé au pays non confirmé, c'est ainsi que son nom apparaît sur la liste des confirmés à Québec le 23 avril 1670. Un critère religieusement respecté auquel tous les immigrants devaient se conformer un jour ou l'autre. L'année 1675 sera probablement la plus tragique que Charles aura connue. La mort vint frapper à la porte de son foyer, le samedi 11 avril Marie-Madeleine Girard décédait. Inhumée le lendemain, le curé inscrivit dans l'acte de sépulture " Marie-Madeleine Girard, 35 ans", ce qui nous indique qu'elle avait 17 ans lors de son mariage. Elle est probablement décédée à la naissance ou peu de temps après la naissance de sa fille Anne qui au recencement de 1681 était dite âgée de 6 ans. Elle laissait Charles et sept enfants. Les enfants étant de toute évidence sous la protection de l'oncle Jean, la vie devait continuer son cours et, malgré cette difficile épreuve, Charles continua à effectuer des transactions et à pratiquer son métier. Après deux ans de veuvage, le temps était venu de trouver une mère pour s'occuper des enfants et de la maison. Le 1er février 1677 il y eut une réunion solennelle à l'hôtel du lieutenant-général à Québec devant le Notaire Gilles Rageot. Charles promit d'épouser Marie Rousseau, jeune fille de moins de vingt ans, il en avait 57. L'ancêtre Charles devait avoir des liens privilégiés avec les autorités civiles, religieuses et les hauts représentants du roi. Les dignitaires présents lors de la rédaction de son contrat de mariage avec Marie Rousseau en font foi, qu'il s'agisse de l'épouse du Seigneur de Marçon, dudit René Louis Chartier écuyer Sieur de Lotbinière conseiller du Roi , de Dame Élisabeth Damours épouse du Sieur le lieutenant général Charles Damours bourgeois, de Louise Saussier aussi bourgeoise, de Denis Avisse huissier Royal, de Jean Soullard bourgeois, ou de Jean Jobin son oncle aussi bourgeois. Avant de s'établir à Charlesbourg, il acheta, en 1678, une terre à Laprairie Saint-Lambert. Avait-il l'intention de s'établir dans cette région ou préparait-il le terrain pour son fils François-Madeleine qui fit souche à Montréal? Nul ne saurait le dire. Après
s'être établi sur sa terre au village Saint-Bernard à
Charlesbourg en 1680, Charles continua à effectuer plusieurs autres
transactions pour des terres et des Vers 1700,
c'est René-Louis qui consent à prendre soin de ses parents
jusqu'à leur mort. Charles voyait-il venir la fin? En juillet 1705
il dicta son testament au notaire Genaple et donna 250 livres pour que
l'on dise, à perpétuité, une messe par mois pour
le repos de son âme. Quatre mois plus tard, l'ancêtre Charles
rendit l'âme. Sa veuve Marie Rousseau lui survécut une quinzaine
d'années sous les bons soins de son fils René-Louis. La
date du décès de Marie Rousseau demeure un mystère.
En 1746, la fondation de douze messes de requiem pour Charles Jobin, "bienfaiteur
de l'église", fut réduite à neuf messes par
année. Association des familles Jobin d'Amérique |