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L'héritage de Pierre Parent
Il épousa JEANNE BADEAU le 09 février 1654 à Beauport (dans la maison du SIEUR GIFFARD), (décédée le 27 novembre 1706 à Beauport), fille de JACQUES BADEAU et ANNE ARDOUIN. NOTES PARTICULIÈRES SUR PIERRE PARENT Pierre Parent est arrivé au pays vers 1650. Il travailla dans la Seigneurie Notre-Dame des Anges à Beauport sous la responsabilité de son futur beau-père Jacques Badeau qui était métayer des Jésuites. Le 16 juillet 1652, Jean de Lauson accorda des titres de concession à une dizaine d'habitants du Château-Richer. Parmi ceux-ci figure Pierre Parent (1) qui a reçu un lot de 4 arpents (no 77) qui est situé près de la Rivière-aux-Chiens à la limite Est de Château-Richer. On note également que ces colons étaient probablement déjà installés sur ces terres depuis un certain temps pour se mériter ces concessions. Le 30 octobre 1653, Pierre Parent a vendu son lot à Mathieu Hubout des Lonchamps (2) qui l'a revendu à Jacques Le Sot et Jacques David dit Pontife le 3 décembre 1658. Le partage en deux terres de 2 arpents s'est fait le 29 octobre 1664. Le 21 novembre 1689, Marguerite, la fille de Jacques David, épousa Joseph Le Sot et ce dernier réunit les 4 arpents le 24 juillet 1690. Pierre Parent a uni sa destinée à Jeanne Badeau le 9 février 1654 à Québec. Le Père Alphonse-Marie Parent, cssr, dans la biographie très détaillée qu'il fit de Pierre Parent de Beauport, mentionne que " à la date du 14 avril 1660, le P. Paul Raguenau, procureur, signa chez Audouart l'acte par lequel il "baîllait à Pierre Parent, habitant de N.-D. -des-Anges, à titre de cens et rente seigneuriale non rachetable par chacun an au jour et feste de St-Jean l'évangéliste, 16 perches désertées et en labour, proche la carrière en quaré, moyennant 2 minots de blé froment pur, bon et marchand". Bien qu'une inscription trouvée au terrier de la seigneurie Notre-Dame-des-Anges mentionne qu'en 1754 les Jésuites possèdent toujours une carrière sur la terre de Jacques et Pierre Parent et pour laquelle Simon Parent, fils de Jacques, paie une rente de 10 sols par an, il n'en demeure pas moins vrai que cette carrière est exploitée par Pierre Parent et Jeanne Badeau depuis 1660. Plusieurs contrats nous indiquent qu'ils fournissent la chaux et la pierre nécessaires à la construction de maisons sises à Québec. Jeanne était une femme d'affaires, c'est connu. C'est elle qui a signé le contrat de mille livres avec le Séminaire le 15 octobre 1675, et celui avec les Ursulines (rue du Parloir) le 4 février 1688 où elle s'engageait à fournir la chaux, la pierre de taille et la pierre commune pour la maçonnerie de leur monastère qui avait été détruit par le feu en 1686. Du côté nord du monastère, il existe encore aujourd'hui un mur intacte fait avec "la pierre de Beauport".
Par la suite, il s'est installé avec son épouse sur une modeste concession en la Seigneurie de Beauport. Il y eurent 18 enfants. Il y fit si bien, qu'en 1679, lors de ses noces d'argent, son domaine s'était multiplié par vingt. (3)Lors du recencement de 1681, sous le régime français, Pierre Parent avait 4 domestiques (ou engagés) sur sa ferme: Maturin Cardin, 55 ans, Clément Mongol (Mauger) 38 ans, Élie Charouin 26 ans, Jacques Delaunay, 38 ans. De plus on a dénombré 4 fusils, 1 pistolet, 8 bêtes à cornes, 24 brebis, 100 arpents en valeur. En plus d'être cultivateur, Pierre Parent exerçait le métier de boucher En plus de s'occuper d'élevage, il exerça la profession de marchand de viande, de cuirs, de pierres et de chaux. Pierre Parent fut inhumé à Beauport le 6 août 1698, laissant à ses héritiers une exploitation si prospère, avec un cheptel rare à l'époque, de plus de quarante têtes, que ses enfants allaient jouer un rôle social de premier plan dans la jeune colonie. Son dernier fils Antoine, après avoir vécu de longues années à Beauport et à l'Ange-Gardien, alla se fixer ensuite au Nord de Montréal, au bord de la rivière des Mille Iles, et devint procureur fiscal de l'Ile Jésus, i.e. si l'on veut, représentant du Seigneur de l'Ile auprès du tribunal seigneurial, un poste de haute responsabilité. Les descendants de Pierre Parent se sont multipliés dans toute la province de Québec et dans les autres provinces canadiennes, mais principalement dans les régions du bas-du-fleuve, de Québec, Beauport, Dorchester, St-Vallier, Montréal, etc... (4) Il faut noter également que plusieurs de ses descendants ont fait souche aux Etats-Unis. Notes:
Pour un total de 194 petits-enfants dont 134 portent le patronyme PARENT Merci à Gisèle et Roger Parent pour cette mise à jour. Visiter le site Internet de l'association des familles Parent d'Amérique : http://www.afpa.qc.ca |