Descendance de Nicolas Marsolet

 

Nicolas Marsolet naît dans les environs de Rouen, probablement à Saint-Aignan-sur-Ry, vers 1601, si l'on se fie au recensement de 1666. Il arrive en Nouvelle-France aux alentours de 1613. Champlain veut en faire un truchement et l'envoie aussitôt vivre avec les Algonquins et les Montagnais.

Il partage alors son temps entre les postes de traite de Tadoussac, de Québec, de Trois-Rivières et les villages algonquins de l'Outaouais, vivant avec les Amérindiens dans la plus grande liberté. Il devient d'ailleurs l'interprète privilégié des Algonquins et des Montaganais. On le surnomme le " petit roi de la Côte Nord ". Nicolas Marsolet profite de ses bonnes relations avec les Autochtones, de sa connaissance des langues et de la culture pour se tailler une place dans le commerce des fourrures et devient un important marchand.

En 1629, lors de la prise de Québec par les frères Kirke, Nicolas Marsolet ne retourne pas en France. Il reste dans la colonie et travaille pour le compte des Anglais au grand désarroi de Champlain qui le qualifie de traître. Nicolas Marsolet se considère davantage comme Amérindien que Français. Il est un ardent défenseur des nations autochtones.

Pendant plus de dix ans, il refuse d'enseigner les langues indigènes aux missionnaires, probablement pour garder ses avantages d'interprète, et peut-être aussi parce qu'il redoutait l'influence néfaste, pour les traiteurs, des missionnaires sur les Amérindiens.

Il est vraisemblable que Nicolas Marsolet, comme la plupart des truchements, ait épousé la fille d'un chef autochtone. Dans ces nations, les relations entre les uns et les autres sont telles qu'il est impossible de vivre autrement qu'en couple. Il est aussi très prestigieux pour un chef d'être en contact avec les Français et il leur offre spontanément la main de leur fille.

Les truchements ne se font pas prier pour épouser les jeunes Amérindiennes, d'autant plus que selon la tradition du pays, ils peuvent avoir plusieurs femmes dans le village, au moins quatre ou cinq. Nicolas Marsolet a sûrement eu des enfants avec des Amérindiennes, mais ils n'ont pas été inscrits dans les registres et il n'en reste aucune trace.

En 1636 ou 1637, Nicolas Marsolet retourne en France chercher l'héritage de ses parents. Il profite de son séjour pour épouser Marie Le Barbier et revient avec elle dans la colonie. Le 6 octobre 1637, il prend possession de la seigneurie de Bellechasse que la compagnie des Cent-Associés lui a concédé et fonde une famille. Dès lors, il devient un bon père de famille et un précieux collaborateur des missionnaires. Il aura dix enfants, mais seulement cinq survivront : Marie, Louise, Geneviève, Marie-Madeleine et Jean. Ils s'uniront par le mariage aux meilleures familles du pays.

Marie Marsolet épouse en 1652 Mathieu D'Amours et donne naissance à 15 enfants.
Louise Marsolet se marie à Jean Lemire en 1653 et donne naissance à onze enfants.
Geneviève Marsolet s'unie à Michel Guyon du Bouvray en 1662 et donne naissance à 13 enfants.
Marie-Madeleine Marsolet marie François Guyon de Dubuisson dit Després en 1662 et donne naissance à douze enfants.
Jean Marsolet de Bellechasse épouse Marguerite Cousture en 1680 et n'ont pas d'enfants.

Nicolas Marsolet décède à Québec le 15 mai 1677. Sa famille fait souche en Nouvelle-France. Ses descendants sont nombreux et on les compte encore aujourd'hui. Daniel Lemire, Jean Drapeau, Roy Dupuis et Madonna ont tous un ancêtre en commun : Louise Marsolet, fille de Nicolas Marsolet.

Voir la fiche généalogique de Nicolas Marsolet

 

Documentation :

Illustrations :

  • Images tirée de la série documentaire (épisode 1: Nicolas Marsolet, truchement)

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